Comment réparer son e-réputation en 3 étapes?

L’e-réputation désigne le plus souvent l’opinion du grand public sur le web, à propos d’une personne physique ou morale quelconque. En d’autres termes, c’est la nouvelle identité publique de la marque façonnée par la perception des internautes, suite à une série d’évènements quelconque qui ont été diffusé sur le web voire même dans les médias. Quand elle est positive, elle avantage la marque par rapport à ses concurrents, et peut même détruire l’entreprise dans le cas contraire. Ce dernier nous intéresse ici, en cas d’infraction flagrante sur le net, qui engendre des préjudices conséquents sur son e-réputation, 3 étapes s’avèrent nécessaires.

Prendre connaissance de l’identité de l’auteur ou de la source des rumeurs

Source des rumeursLa première chose à faire c’est de connaitre exactement l’auteur des propos gênants. Il faudrait dès lors faire appel à l’hébergeur, qui est censé garder toutes les informations nécessaires sur l’auteur des propos pendant une année, suivant l’article 3 du décret n°2011-219 du 25 février 2011. Cette démarche constitue également la première étape pour porter l’affaire devant le juge, obtenant ainsi dans un délai plus court l’identité de l’auteur des préjudices, et pour le moyen terme une condamnation pour réparation des rumeurs. Par la suite, la marque devra répondre aux propos gênants sur le web.

Répondre aux propos gênants sur le web

Selon la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique (LCEN), toute personne physique ou morale citée peut exercer son droit de réponse, sur le web, après avoir envoyé une demande adressée au directeur de la publication s’il y en a, et le cas échéant auprès de l’hébergeur. Il est tout de même à noter que le sujet doit le faire dans un délai de trois mois maximum à partir de la publication du propos. Et compte tenu de la forme, le décret n°2007-1527 du 24 octobre 2007 exige que la réponse ne doive dépasser la longueur du texte source de préjudice, et doive comporter 200 lignes au maximum. Par la suite, la marque devra déposer plainte auprès de la Commission Nationale Informatique et Liberté. Elle aide les entreprises atteintes du préjudice à rédiger des demandes d’enlèvement de contenus indésirables et litigieux adressées  aux responsables des sites. Le cas échéant, sa déposition de plainte auprès de la CNIL constituera un garanti pour faire retirer les propos gênants. Après ces 3 étapes, l’entreprise est amenée à porter l’affaire devant la justice compétente en la matière. Des sanctions sont prononcées contre les auteurs des propos, des dommages et intérêts sont attribués de ce fait à la marque atteinte du préjudice.